Je suis à temps partiel, combien de coupures dois-je avoir dans une journée ?

Article L.212-4-4 du code du travail :

Les horaires de travail ne peuvent comporter au cours d'une même journée plus d'une interruption d'activité ou une interruption d'activité supérieure à deux heures Seule une convention ou un accord collectif, étendu ou agréé, peut, sous certaines conditions déroger à ce principe.

L'accord-cadre ne stipule rien au sujet des coupures des temps partiels donc il faut se référer au code du travail.


Je suis à temps partiel, dois-je avoir un contrat écrit ?

Art. L. 212-4-3 du code du travail..

Le contrat de travail des salariés à temps partiel est un contrat écrit.

Il mentionne la qualification du salarié, les éléments de la rémunération, la durée hebdomadaire ou, le cas échéant, mensuelle prévue et, sauf pour les salariés des associations d'aide à domicile, la répartition de la durée du travail entre les jours de la semaine ou les semaines du mois.

 Il définit en outre les cas dans lesquels une modification éventuelle de cette répartition peut intervenir ainsi que la nature de cette modification. Toute modification doit être notifiée au salarié sept jours au moins avant la date à laquelle elle doit avoir lieu.

Le contrat de travail détermine également les modalités selon lesquelles les horaires de travail pour chaque journée travaillée sont communiqués par écrit au salarié.


Comment demander un congé parental ?

Tout salarié peut bénéficier d'un congé parental d'éducation s'il justifie d'un an d'ancienneté dans l'entreprise à la date de la naissance de l'enfant ou, en cas d'adoption, de son arrivée au foyer (avant l'âge de 16 ans).

Deux modalités de congé parental existent :
le congé total, durant lequel le contrat de travail est suspendu ;
le travail à temps partiel : la durée doit être d'au moins 16 heures par semaine. Le (la) salarié(e) peut choisir la durée du travail qui lui convient ; en revanche, la répartition des horaires doit être fixée en accord avec l'employeur (à défaut d'accord, cette répartition relève du pouvoir de direction de l'employeur).

Le congé parental est de droit, quel que soit l'effectif de l'entreprise. L'employeur ne peut donc pas le refuser.

Le (la) salarié(e) doit simplement informer son employeur par lettre recommandée avec accusé de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge précisant le point de départ et la durée du congé choisi.
Cette information doit être faite :
soit un mois avant la fin du congé de maternité ou d'adoption ;
soit deux mois avant la prise du congé si celui-ci ne débute pas immédiatement après le congé de maternité ou d'adoption.
Pour chacun des deux renouvellements, le salarié doit avertir l'employeur un mois avant l'expiration du congé en cours, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. Il doit également l'informer de son intention de transformer le congé parental en période d'activité à temps partiel ou la période d'activité à temps partiel en congé parental.

Le congé parental a une durée initiale d'un an au maximum. Il peut être prolongé 2 fois, sans toutefois excéder la date du troisième anniversaire de l'enfant.


Quels sont mes droits lorsque je suis enceinte ?

La femme en état de grossesse, candidate à un emploi ou salariée, fait l'objet d'une protection légale particulière.
Au titre de cette protection, le code du travail impose un certain nombre d'obligations à l'employeur dans ses articles L.122-25 à L.122-32.

Les conditions de travail
La salariée enceinte peut demander un changement provisoire d'emploi. Cette mutation peut aussi être demandée par l'employeur, après avis du médecin du travail. Le changement temporaire d'affectation ne doit pas entraîner une diminution de la rémunération. L'affectation prend fin dès que l'état de santé de la salariée lui permet de retrouver son emploi initial.

La salariée travaillant de nuit, enceinte ou venant d'accoucher, peut demander à être affectée à un poste de jour. Cette affectation peut aussi être demandée par le médecin du travail et prolongée, à sa demande, pour une durée maximale d'un mois. Ce changement d'affectation, éventuellement dans un autre établissement si la salariée donne son accord, ne doit pas entraîner une diminution de la rémunération. En cas d'impossibilité de reclassement sur un poste de jour, la salariée bénéficie d'une suspension de son contrat de travail en dehors de la période de congé de maternité, avec une garantie de maintien de sa rémunération (allocation journalière spécifique de la Sécurité sociale, complétée par l'employeur).
Il est interdit d'exposer les femmes enceintes ou allaitantes à certains risques, notamment aux risques toxiques pour la reproduction.
Le droit à des autorisations d'absence
La salariée bénéficie d'autorisations d'absence sans diminution de rémunération pour se rendre aux examens médicaux obligatoires de surveillance médicale de la grossesse et des suites de l'accouchement. Par ailleurs, de nombreuses conventions collectives prévoient des aménagements d'horaires et/ou des pauses : il convient donc de consulter la convention collective applicable à l'entreprise.

La garantie d'une évolution salariale
Le congé de maternité (ou le congé d'adoption) se traduit souvent par un point de rupture dans le déroulement de la carrière des femmes en termes d'évolution professionnelle, notamment en ce qui concerne les augmentations salariales. Afin de remédier à cette situation, la loi du 23 mars 2006 « relative à l'égalité salariale entre les femmes et les hommes », met désormais en place une garantie de « rattrapage salarial » au profit des salarié(e)s en congé de maternité (ou d'adoption), selon des règles différentes selon qu'il existe, ou non, un accord collectif prévoyant de telles garanties. Ainsi :
- si l'entreprise est couverte par un accord collectif de branche ou d'entreprise déterminant des garanties d'évolution de la rémunération des salarié(e)s pendant leur congé de maternité (ou d'adoption) et à la suite de ce congé, ce sont les dispositions de cet accord qui doivent s'appliquer, sachant que, si l'accord a été conclu depuis le 25 avril 2006, elles doivent être aussi favorables que celles prévues par la loi (voir ci-dessous) ;
- si l'entreprise n'est pas couverte par un tel accord, la rémunération de la salariée (ou du salarié si c'est lui qui bénéficie du congé) est majorée, à la suite du congé de maternité (ou du congé d'adoption), des augmentations générales appliquées dans l'entreprise ainsi que de la moyenne des augmentations individuelles perçues pendant la durée de ce congé par les salariés relevant de la même catégorie professionnelle ou, à défaut, de la moyenne des augmentations individuelles dans l'entreprise.

La rémunération à prendre en compte pour la mise en œuvre de la règle visée ci-dessus est le salaire ou traitement de base ou minimum et tous les autres avantages et accessoires payés directement ou indirectement, en espèces ou en nature, au salarié en raison de son emploi.
Le droit aux congés payés
A leur retour de leur congé de maternité, les salariées ont droit à leur congé payé annuel, quelle que soit la période de congé payé retenue, par accord collectif ou par l'employeur, pour le personnel de l'entreprise. Ainsi, les salarié(e)s dont le congé de maternité aura coïncidé avec la période de prise des congés payés applicable dans l'entreprise, pourront tout de même prendre leurs congés payés à leur retour dans l'entreprise, même si ladite période a expiré. Une disposition identique est prévue au profit des salarié(e)s de retour d'un congé d'adoption.

Demandez un certificat à votre médecin traitant pour obtenir un aménagement de votre travail. Si cela n'est pas possible à votre fonction actuelle, votre employeur doit vous muter à un autre poste, avec la même rémunération. Et si aucun poste n'est disponible pour vous, vous serez dispensée de travailler et indemnisée par la Sécurité sociale, avec un complément de l'entreprise pour garder votre salaire.

Petite précision : au travail, une femme enceinte doit pouvoir se reposer à certains moments en position allongée et dans des conditions appropriées. Votre employeur n'a pas le droit de vous faire travailler après 22 heures ni dans une température ambiante inférieure à 0 °C ou vous faire porter des charges lourdes.

Enfin, vous pouvez demander des horaires aménagés. Vous pouvez vous absenter pour les examens médicaux prévus par le Code de la santé publique. Ces absences sont rémunérées et assimilées à du temps de travail effectif. Par contre, l'employeur peut vous demander un justificatif, donc n'oubliez pas votre certificat médical.


Comment sont rémunérée les jours fériés ?

Sauf dispositions contraires et plus favorables, l'employeur est tenu au paiement de 5 jours fériés par an (hors 1er mai). Ces jours fériés légaux sont :
* lundi de pâques
* lundi de pentecôte
* le 14 juillet
* le 1er novembre
* Noêl.
Les autres jours fériés sont :
* 1er janvier
* 8 mai
* ascension
* 15 Août et 11 novembre.

1) etre de repos sur un jour férié légal : vos heures sont comptées comme si vous étiez présent dans l'entreprise (10 heures effectives). En effet, le repos sur un jour férié légal donne droit à son paiement comme s'il avait été effectivement travaillé. Les jours fériés étant des permanences dont l'amplitude minimale est de 10h, celles ci doient être inclues dans votre temps de travail effectif.

2) Etre de permanence sur un jour férié légal : le protocole suit la même définition que pour le 1er mai :
* vos heures sont comptabilisée au titre d'une permanence
* elles sont doublées mais ne rentrent pas en compte pour l'évaluation des heures supplémentaires.
* vous percevez une indemnité de jour férié : 17,81 €

TRAVAILLEZ UN DIMANCHE DONNE EGALEMENT DROIT A LA MEME PRIME SOIT 17, 81 €.(20.54 si embauche avant 2005,voir article IDJF)


Quelle est la durée du préavis ?

(Article 5 C.C.N.A.1)
Sauf pendant la période d'essai , tout départ d'un ouvrier de l'entreprise
donne lieu, sauf faute grave, à un délai-congé dans les conditions suivantes.

En cas de démission:
Sans condition d'ancienneté : délai d'une semaine.

En cas de licenciement :

- moins de six mois d'ancienneté, période d'essai comprise : délai d'une semaine. 
- ancienneté comprise entre six mois et deux ans : délai d'un mois.
-deux ans d'ancienneté : délai de deux mois.

Pendant le délai-congé, et quelle que soit la partie qui ait pris l'initiative de la
rupture, l'ouvrier est autorisé à s'absenter chaque jour pendant deux heures pour
pouvoir chercher un autre emploi.
Ces heures sont fixées d'un commun accord ou, à défaut, alternativement jour après jour par chacune des parties. Par accord des parties, elles peuvent être bloquées.
Ces heures d'absence pour recherche d'emploi sont payées sur la base du salaire
effectif de l'ouvrier, et dans tous les cas à concurrence de 12 heures.
REMARQUES
Le salarié qui n'utilise pas le temps libre ne peut prétendre à une indemnité compensatrice.
Faute de disposition conventionnelle contraire, on peut considérer que le droit au
temps libre disparaît lorsqu'il est établi que le salarié a trouvé un nouvel emploi,
mais, en tout état de cause, c'est à l'employeur qu'il appartient d'en apporter la
preuve.

Petit rappel:  Les période de congés payés et de préavis ne peuvent pas être confondues. Ainsi, sauf accord des parties(employeur et salarié), le préavis ne peut être imputé sur les congés payés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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