Informations sur le "Droit opposable au logement" :
Voté le 20 février 2007 ...  1/3   Rubrique suivie par@Max


La ministre du Logement et de la Ville, Christine Boutin, à proposé le 12 septembre 2007 un projet de décret d'application de la loi pour « le droit au logement opposable  » votée en février 2007 dernier. 
 
Voir ICI le détail de cette loi

Élaborée sous la pression de l'occupation des rives du canal Saint-Martin à Paris par des sans-logis, avec l'association « Les enfants de Don Quichotte », cette loi se présentait comme une réponse à un problème crucial pour des millions de sans-logis et de mal-logés.

Théoriquement, elle doit garantir un logement à toute personne à la rue ou menacée d'y être, ou logée dans des conditions insalubres ou dans un hébergement temporaire.

Les candidats devaient passer devant une commission et être acceptés en fonction de certains critères sociaux.

Toutes ces mesures, prises dans une période électorale, ne trompaient pas grand monde.

Le gouvernement n'a aucune intention de faire pression pour augmenter le nombre de logements disponibles ni sur les propriétaires ni sur les élus des communes socialement favorisées, qui sont bien décidés à ne pas construire de logements sociaux.

l''ACTUALITE du DROIT OPPOSABLE

 

Les projet de décrets d'application initiale  en témoignent. Ils sont plus vides que ce qu'imaginaient les associations de défense des mal-logés. Les demandes de logement seraient appréciées « au regard des circonstances locales », c'est-à-dire en fonction des logements déjà existants dans la localité concernée. Quant aux critères de priorité, ils se réduiraient de six à quatre. Seraient exclus du bénéfice de la loi les SDF et ceux qui vivent « dans des locaux impropres à l'habitation (...), insalubres ou dangereux », c'est-à-dire ceux qui en ont le plus besoin.

RAPPEL du PRINCIPE: Le droit opposable est un droit qui permet à tout citoyen de faire condamner par la justice toute autorité publique qui ne respecte pas la loi. Par exemple, si le droit au logement est opposable, tout citoyen sans domicile fixe peut faire condamner l'autorité publique responsable qui ne lui procure pas un logement social selon des critères à définir. Cette pression incitera donc les autorités publiques à engager des politiques plus conformes aux besoins

Ce droit donnerait, normalement, la possibilité à toute personne, dans l’incapacité de trouver un logement décent, d’engager un recours devant les tribunaux, le droit au logement, déjà inscrit dans la loi française, devenant ainsi un droit «opposable» comme ceux à la scolarité ou à la protection de la santé.

Notre avis ?... :
Une mesure pré électoraliste de circonstance, un "pet dans le vent" de la droite !
Faut-il rappeler que Jean-Louis BORLOO qualifiait cette disposition d'irréaliste, au mois d'avril 2006, lorsque les parlementaires socialistes ont tenter d’insérer cette disposition dans la loi, le 11 avril 2006, au cours des débats consacrés au projet de loi gouvernemental sur le logement.

Comme l'a écris le PS: .../... Le Gouvernement nous lance de la poudre de perlimpimpin pour tenter de faire croire qu'il a des intentions de progrès social. La surenchère dans l'urgence n'est jamais bonne conseillère !.../...
 

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