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Le droit au logement opposable a été adopté par le parlement. Députés et
sénateurs ont voté définitivement jeudi 20 février 2007
au soir le projet de loi instaurant le droit effectif au logement avec recours
possible devant le tribunal administratif. Ce texte, annoncé par Jacques Chirac
le 31 décembre 2006, s'appliquera à partir de fin 2008
pour les demandeurs jugés prioritaires et début 2012
pour les autres. .../... >>>>
Le projet de loi a été voté par les députés et sénateurs UMP et UDF. Même si certains amendements des
députés de l'opposition ont été votés, le PCF, le PS et les Verts se sont
abstenus sur le texte. Jean-Yves le Bouillonnec (PS) s'est déclaré "totalement
insatisfait" devant "un texte d'affichage" qui ne fait que "changer
les priorités dans la file d'attente" des demandeurs de logement. Patrick
Braouezec (PCF) a pour sa part regretté que que "le droit effectif au
logement" n'ait pas été au centre du texte de loi.
Les députés de gauche ont
notamment été furieux de l'adoption d'un amendement de Thierry Mariani (UMP)
créant une procédure spéciale pour tout demandeur étranger titulaire d'un titre
de séjour, dont "l'appréciation des besoins" tient compte "du conjoint
titulaire d'un titre de séjour ainsi que des enfants au titre desquels les
prestations familiales peuvent être demandées", c'est-à-dire sa famille
proche en situation régulière. Cet amendement a été maintenu dans la version
définitive du projet de loi. Les étrangers en situation irrégulière, même
SDF, ne seront pas éligibles au droit au logement opposable.
S'agissant des délais, le
calendrier:
Info officielles ICI
A
partir de décembre 2008 : Ce droit garanti par l'Etat
est désormais - donc - ouvert à six catégories de populations:
- personnes sans-abri,
- personnes en voie d'expulsion,
- personnes hébergées temporairement,
- personnes logées dans des locaux insalubres,
- ménages logés dans un logement indécent ou trop petit avec enfant mineur ou
personne handicapée à charge.
1er janvier 2008, les demandeurs de logement social et les demandeurs
d'accueil en structure d'hébergement ou logement adapté concernés pourront
exercer un recours amiable,
* A compter du 1er décembre 2008, un recours contentieux pourra être introduit
par les demandeurs pouvant saisir les commissions de médiation sans délai,
c'est-à-dire les ménages dont la situation est la plus préoccupante
Au 1er janvier 2012,
Le droit au logement opposable
est ouvert aux autres personnes éligibles au
logement social dont la demande de logement "a été laissée sans réponse
durant un délai anormalement long". Le recours devant le juge administratif,
qui aura deux mois pour statuer et se prononcera sur la procédure et non sur le
fond de l'affaire, ne sera possible que si la commission de médiation, qui
examine en premier la demande de logement, juge celle-ci prioritaire et urgente.
Le délai d'examen de la demande de logement par la commission de médiation sera
fixé par décret.
Le rapport du Comité tente de
concilier l'objectif de rendre effectif le droit au logement opposable créé par
la loi du 5 mars 2007 n° 2007-290 avec la réalité d'une pénurie en France
d'offres accessibles aux ménages pauvres et modestes.
Il faut donc que les décrets d'application soient publiés rapidement par le
Gouvernement et que surtout le droit au logement soit réellement intégré dans «
toutes les politiques locales et nationales qui contribuent à développer l'offre
de logement et à rendre accessible aux citoyens les plus modestes : l'urbanisme,
l'action foncière et les politiques de l'habitat » (Rapp. du comité de suivi, p.
55)..
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dossier DROIT OPPOSABLE
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