Le contrat de
location peut
prendre fin de 3
façons :
. par le congé,
. par la
résiliation
judiciaire,
. par le jeu de
la clause
résolutoire.
Si le locataire
ou le bailleur
ne respecte pas
ses obligations,
l’autre partie
peut exercer une
action en
justice auprès
du Tribunal
d’Instance :
. soit pour
l’obliger à
exécuter son
obligation
lorsque c’est
possible ;
. soit pour
demander la
résiliation du
contrat avec
dommages et
intérêts.
Une clause du
contrat de
location,
appelée clause
résolutoire peut
prévoir sa
résiliation de
plein droit dans
quatre cas
seulement :
. non paiement
des loyers au
terme convenu,
. non paiement
des charges
dûment
justifiées,
. non versement
du dépôt de
garantie,
. défaut
d’assurance du
locataire.
La clause
résolutoire pour
non paiement des
loyers, des
charges ou du
dépôt de
garantie, ne
peut produire
d’effet que 2
mois après que
le locataire ait
reçu un
commandement de
payer demeuré
infructueux.
Le commandement
doit pour être
valable,
reproduire les
dispositions de
l’art.24
loi du 6.7.89.
Le commandement
doit également
reproduire les
dispositions de
l’art.6
loi No90.449 du
31.5.90
concernant la
création du
fonds de
solidarité pour
le logement.
Il doit
également
mentionner au
locataire la
possibilité de
saisir ce fonds
et en indiquer
l’adresse (voir
indication en
fin de fiche).
Le commandement
de payer doit
être signifié à
la caution, s’il
en existe une,
dans un délai de
15 jours suivant
la signification
du commandement
au locataire.
Si la caution
n’est pas
informée dans
les délais du
commandement de
payer, elle ne
pourra être
tenue au
paiement des
pénalités ou
intérêts de
retard.
Le locataire
peut à compter
de la réception
du
commandement :
. soit régler sa
dette,
. soit saisir le
juge d’Instance
pour demander
des délais de
paiement.
Le bailleur ne
peut saisir le
juge que par
assignation
d’huissier.
Lorsqu’il y a eu
commandement de
payer,
l’huissier doit
transmettre
l’assignation au
préfet 2 mois
avant
l’audience, afin
qu’une enquête
sociale soit
effectuée.
Le juge peut
soit :
accorder même
d’office (sans
que le locataire
en fasse la
demande), au
locataire en
situation de
régler sa dette
locative, des
délais de
paiement,
pouvant aller
jusqu’à 2 ans
pour apurer
l’impayé. Dans
ce cas, le bail
n’est pas
résilié.
Le juge peut
ordonner
l’expulsion
assortie ou non
de délai de
grâce pour
quitter les
lieux (3 mois à
3 ans).
Si le bail ne contient pas de clause résolutoire pour non paiement de loyers et charges, le propriétaire devra assigner le locataire devant le tribunal d’instance et demander au juge la résiliation du bail et l’expulsion. L’assignation doit être notifiée au Préfet au moins deux mois avant l’audience afin qu’une enquête sociale soit effectuée.
Le locataire sera condamné à payer les arriérés de loyers. Mais le juge pourra estimer que le manquement du locataire au paiement de ses loyers n’est pas suffisamment grave pour justifier la résiliation du bail et l’expulsion.
La clause
résolutoire pour
défaut
d’assurance ne
peut produire
d’effet qu’un
mois après que
le locataire ait
reçu une mise en
demeure restée
infructueuse.
La mise en
demeure doit,
pour être
valable,
reproduire les
dispositions de
l’art.7
loi du 6.7.89.
Le locataire a un mois à compter de la mise en demeure pour souscrire une assurance. Si au bout d’un mois, il n’a pas souscrit d’assurance, il est déchu de ses droits.
2 - La résiliation du bail dans le secteur social
Le contrat de location peut prendre fin : . par la résiliation judiciaire, . par le jeu de la clause résolutoire.
Dans le parc social, le bailleur a l’obligation avant d’engager une procédure d’expulsion de saisir la CDAPL (Commission départementale des aides publiques au logement) ou l’organisme payeur de l’allocation logement trois mois avant l’assignation du locataire à comparaître devant le tribunal, si le locataire en est bénéficiaire.
Deux mois minimum doivent s’écouler entre l’assignation et l’audience au tribunal, délai pendant lequel une enquête sociale est effectuée à l’initiative du Préfet.
Depuis la loi de programmation pour la cohésion sociale (loi du 18.1.05), une fois le jugement d’expulsion prononcé, l’occupant de bonne foi peut se voir proposer par l’organisme HLM un protocole d’accord en vue du rétablissement du bail dans les conditions suivantes :l
l’occupant s’engage à payer régulièrement l’indemnité d’occupation et les charges fixées par le juge et à respecter le plan d’apurement de sa dette locative,
l'organisme HLM s’engage à renoncer à la poursuite de la procédure d’expulsion et à consentir un nouveau bail dans un délai maximum de 3 mois maximum suivant la fin du protocole .La durée du protocole est de deux ans au plus, cependant en cas de nouvelle négociation du plan d’apurement, elle peut être prolongée de trois ans au plus.
La Commission départementale des aides publiques au logement(CDAPL) s’il s’agit d’un logement ouvrant droit à l’APL , ou le représentant de l’organisme payeur de l’allocation (CAF ou CMSA) s’il s’agit d’un logement ouvrant droit à l’AL, sont compétents pour :


approuver
le plan d’apurement de la dette locative jointe au
protocole,