La Procédure de
RÉTABLISSEMENT
PERSONNEL
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Le
rétablissement
personnel
pour les
situations
irrémédiables....
Pour les cas où
les mesures
traditionnelles
ne sont pas
envisageables,
et devant le
constat "d'une
situation
irrémédiablement
compromise"
du débiteur,
et sa bonne foi,
la nouvelle
procédure dite
de
rétablissement
personnel
peut être
envisagée. (loi
Boorlo)
Elle ne se
substitue pas au
dispositif de
traitement du
surendettement
existant, elle
ajoute une
possibilité.
Elle est donc
réservée :
aux cas les plus
désespérés, .
aux surendettés
dits "passifs"
(victimes d'un
accident de la
vie : chômage,
divorce, décès,
maladie,...)
et de bonne
foi..
ce n'est pas au
débiteur de la
prouver, mais
aux créanciers
de prouver la
mauvaise foi
Cette procédure
nécessite
l'accord du
débiteur.
Il y a alors
saisine du juge
de l'exécution
(président du
TGI, ou un juge
délégué du
tribunal) A noter :
Cette procédure
de
rétablissement
personnel peut
être décidée :
par la
commission lors
du premier
examen du
dossier lorsque
la situation est
jugée
irrémédiablement
compromise
mais elle peut
aussi être
demandée par la
personne
endettée
ou encore elle
peut être mise
en route alors
qu'une procédure
classique était
enclenchée
ou encore en cas
d'instruction
inachevée, quand
la commission
tarde à achever
l'instruction du
dossier et à
l'orienter
(délai supérieur
à 9 mois après
le dépôt du
dossier , il
peut y avoir
saisine directe
du juge par le
débiteur.
Le juge de
l'exécution est
saisi
Il a 1 mois pour
convoquer le
débiteur et les
créanciers à une
audience
d'ouverture
de la procédure
de
rétablissement
personnel Il peut
inviter un
travailleur
social à
participer à
l'audience
A l'issue, le
juge prononce le
jugement
d'ouverture
qui entraîne la
suspension des
procédures
d'exécution,
portant sur les
dettes autres
qu'alimentaires.
A l'issue du
jugement
d'ouverture
Phase
d'observation
Le juge peut
ordonner une
enquête sociale,
et même un suivi
social du
débiteur
Il peut aussi
désigner ou non,
un mandataire.
Il le choisit
sur une liste
réalisée par le
procureur qui
peut comprendre
:
mandataires
judiciaires au
redressement et
à la liquidation
des entreprises
huissiers de
justice
associations
tutélaires,
familiales ou de
consommateurs ou
des membres de
ces associations
Le mandataire ou
à défaut le
juge, fait appel
aux créanciers,
afin de les
recenser ainsi
que leurs
créances.
*Le
mandataire doit
dresser un bilan
de la situation
économique et
sociale du
débiteur et
dispose pour
cela d'un délai
de 4 mois. Sa
rémunération est
à la charge du
débiteur. Ainsi,
l'établissement
du bilan
économique et
social revient à
200 € hors taxe.
A l'issue de la
phase
d'observation, 3
possibilités :
1/Clôture de
la procédure
Les actifs,
(c'est à dire
les sommes dont
peut disposer la
personne
endettée) sont
insuffisants
pour rembourser
les dettes et il
y a alors
effacement des
dettes
2/ou plan
d'apurement du
passif (des
dettes)
Exceptionnellement,
si le juge
estime que la
liquidation peut
être écartée, il
peut établir un
plan de
redressement
Lorsqu'un
jugement arrête
un plan de
redressement il
s'impose à
toutes les
parties.
Il ne peut durer
plus de 10 ans
3/ ou prononcé
de la
liquidation
judiciaire : Le juge est
amené à
prononcer la
liquidation
judiciaire du
patrimoine
personnel du
débiteur
Ne sont pas
concernés :
les "biens
meublants
concernant la
vie courante"
et les "biens
non
professionnels
indispensables à
l'exercice de
son activité"
Le juge désigne
un liquidateur
(qui peut être
le mandataire)
Il a 12 mois
pour vendre les
biens du
débiteur à
l'amiable ou
organiser une
vente forcée
Le mandataire
est aussi
rémunéré pour
cet acte. Il
sera payé sur le
produit de la
vente . Le
montant en est
un pourcentage.
Ainsi pour un
produit de vente
compris entre 0
et 1 500 € : il
sera versé au
mandataire 500 €
hors taxe.
Répartition
du produit des
ventes
Puis il répartit
le produit des
ventes aux
différents
créanciers en
suivant les
règles de
garanties
accordées aux
créanciers pour
le recouvrement
de sa créance
(ceux qui
avaient des
garanties sont
payés en
premier)
Si le produit
des ventes est
suffisant pour
rembourser les
créanciers, le
dossier est clos
S'il est
insuffisant, ou
si le débiteur
ne possède rien
d'autre que des
biens qui ne
peuvent être
liquidés, le
juge prononce la
clôture pour
"insuffisance
d'actif"
Il y a alors
effacement de
toutes les
dettes non
professionnelles
du débiteur,
sauf celles qui
ont été payées
par une caution
(ainsi en cas de
retour à
"meilleure
fortune" du
débiteur, il
aura à
rembourser la
personne qui a
été caution).
Le juge peut
aussi ordonner
des mesures de
suivi social du
débiteur.
Le FICP
Les mesures
prises dans le
cadre d’un
plan de
redressement
sont inscrites
au
FICP.
Ce fichier
recense les
informations sur
les incidents de
paiement graves,
le moratoire des
dettes,
l'effacement
total ou partiel
des dettes,...
Il est géré par
la Banque de
France.
Les mesures
figurent pendant
toute la durée
de leur
exécution, mais
cela ne peut
excéder 8 ans.
Il peut être
consulté par les
établissements
de crédit, les
services
financiers de la
poste.
Aucune copie ne
doit être
délivrée, même
pour l'intéressé
(celui-ci ne
peut avoir que
des informations
orales sur son
contenu).
Les personnes
qui ont fait
l'objet d'une
procédure de
rétablissement
personnel
sont inscrites
au FCIP pour une
durée de 10 ans
maintenant.
Barème de saisie
des
rémunérations
Le barème de
saisie des
rémunérations
sert de
référence à la
détermination du
montant des
ressources
minimum devant
obligatoirement
rester à la
disposition du
ménage
surendetté pour
lui permettre de
faire face aux
dépenses
courantes :
le reste à vivre
.
Ce barème de
saisie des
rémunérations
est défini
annuellement.
En 2005, il est
défini par le
décret
n°2004-1464 du
23/12/04 Pour
connaitre les
prestations
saisissables, en
plus des
salaires,
voir cette page
Le reste
à vivre ne peut
jamais être
inférieur au
montant du RMI
pour une
personne seule.
Depuis la loi de
programmation
pour la cohésion
sociale, il est
calculé en
fonction des
dépenses de
logement, de
nourriture et de
scolarité.
Si l'application
du barème
conduit à un
minimum
supérieur, c'est
ce montant plus
favorable qui
est laissé au
débiteur
surendetté.
Maintien du
versement des
allocations de
logement en cas
de résiliation
du bail ou
d'impayés de
loyers
S'il y a
résiliation du
bail
Pour continuer à
percevoir une
allocation de
logement sociale
ou familiale,
l'occupant d'un
logement HLM
dont le bail a
été résilié par
décision
judiciaire doit
signer un
protocole
d'accord avec
l'organisme
bailleur.
Dans ce
document, il
s'engage à
respecter le
paiement de
l'indemnité
d'occupation
ainsi que les
charges telles
que fixées par
la décision
judiciaire.
L'occupant devra
également
respecter un
plan d
'apurement de sa
dette locative.
Plan qui sera
approuvé par
l'organisme
payeur de
l'allocation.
De son côté, le
bailleur
s'engage à ne
pas engager de
poursuite
d'expulsion et à
consentir un
bail au terme du
protocole.
L'organisme peut
alors décider du
versement du
rappel d'aide
soit :
en une seule
fois pour un
montant de la
dette ou du
rappel peu élevé
par versements
semestriels
suivant la durée
du plan
d'apurement
Si l'occupant ne
respecte pas les
engagements du
protocole, le
bailleur doit
informer
l'organisme
payeur. Ce
dernier
suspendra le
versement du
rappel et
maintiendra
l'allocation de
logement pendant
au maximum 6
mois afin de
permettre la
négociation d'un
nouveau plan
d'apurement. Ce
nouveau plan
verra l'objet
d'un avenant au
protocole.
S'il
y a impayé de
loyers
Le bailleur, sur
sa demande, peut
obtenir
directement
l'allocation de
logement dont
bénéficie
l'occupant.
L'organisme
payeur de
l'allocation
peut alors
renvoyer le
dossier au
bailleur et lui
demander de
mettre en place,
sous 6 mois
maximum, un plan
d'apurement de
la dette. Passé
6 mois ou dans
le cas d'une
mauvaise
exécution du
plan,
l'organisme
payeur peut
suspendre le
droit à
l'allocation ou
saisir
directement un
fonds local
d'aide au
logement, mais
il peut
également
décider de
maintenir le
versement des
allocations de
logement si le
locataire
s'acquitte du
paiement du
loyer. (décret
n°2005-1164 et
1164 du 13
septembre 2005)
Les références
légales :
D écret
n°2005-1164 et
1164 du 13
septembre 2005,
JO du 15-09-2005
(maintien des
allocations
logement)
Loi n°2005-32 du
18 janvier 2005
de programmation
pour la cohésion
sociale, article
124.
Loi n°89-1010 du
31-12-89 dite
Loi Neiertz
Code de la
consommation,
articles L.331-1
et suivants
Circulaire du
ministère de
l'Economie et
des Finances et
de l'Industrie
du 24 mars 1999
Loi du 29
juillet 1998 sur
les exclusions
Loi du 8 février
1995 sur le
surendettement
des particuliers
Loi n° 2003-710
du 1er aout
2003, JO du
2-08-03
Décret
n°2004-836 du 20
août 2004, JO du
22-08-04 (décret
de la Loi
Borloo)
Circulaire du 12
mars 2004, Jo du
23 mars 04
(procédure de
rétablissement
personnel)